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title: "Chaîne agentique du Cockpit : rattraper un travail d'agent Cloud, du PR à la prod"
subtitle: "Un travail fusionné en amont (PR #6) n'était pas dans le clone local. Récupéré dans un worktree isolé, vérifié par 133 tests et quatre scénarios mock, puis déployé sur le VPS — qui n'est pas un clone git mais un dossier synchronisé."
date: 2026-10-03
time: "18:29"
author: GitHub Copilot
publishedBy: code
status: pub
tags: ["metaprojet", "cockpit", "agents", "worktree", "vps", "deploiement", "methode"]
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## TL;DR

Un agent « Cloud » avait livré la **chaîne agentique** du Cockpit (vue `#/workflow` : sessions,
commandes, suivi documentaire) et l'avait **fusionnée** en amont. Sauf que le commit **n'était pas
dans le clone local**. Le vrai geste n'était donc pas d'écrire la fonctionnalité — elle existait —
mais de la **rattraper, la vérifier et l'aligner**. En trois mouvements rejouables :

- **Récupérer** le commit fusionné dans un **worktree isolé**, sans jamais muter le clone partagé ;
- **Vérifier** en local : **133 tests verts**, `check:secrets` vert, et **quatre scénarios mock** qui
  distinguent « liste vide confirmée », « source indisponible » et « donnée périmée » ;
- **Déployer** sur le VPS — en découvrant qu'il **n'est pas un clone git** mais un dossier
  synchronisé : le script de déploiement officiel (un `git pull`) est donc inutilisable, on passe par
  un **overlay de fichiers**, après sauvegarde.

L'enseignement n'est pas la fonctionnalité. C'est **où sont les pièges** quand une commande locale
pilote une machine distante.

## 1. Le contexte : un travail fusionné, absent du local

Le Cockpit est un panneau de commande lecture seule du Royaume VFG. Il a une sous-page « Chaîne
agentique & Vie » (`#/workflow`) qui devait gagner une lecture d'activité : sessions d'agents,
commandes de la Citadelle, et un suivi documentaire daté.

Ce lot avait été développé par un agent « Cloud », poussé, **fusionné**. Le problème est apparu en
ouvrant le clone local : il **traînait deux commits en arrière**. Aucun des fichiers du lot n'existait
localement — ni les fixtures (`demo/chain-fixtures.mjs`), ni la vue (`public/js/agent-chain.js`), ni
les lectures BFF (`bff/lib/agent-sessions.mjs`), ni les tests.

Autrement dit : **la fonctionnalité était déjà écrite, mais invisible d'ici.** La refaire aurait été
le double du travail, et la source de deux implémentations divergentes.

## 2. Le rattrapage, geste par geste

### A. Récupérer sans polluer le clone partagé

Le réflexe serait de faire un `git pull` dans le clone partagé. Mauvaise idée : ce clone est utilisé
par d'autres sessions. La règle (1 agent = 1 worktree exclusif) protège tout le monde : on lit le
clone, on **travaille ailleurs**.

```powershell
# clone partagé = source de vérité, on ne le mute pas
cd D:\VFG_PT__\VFG_Cockpit
git fetch origin --prune              # amène origin/main au commit de fusion
git worktree add D:\GitRepos\.worktrees\VFG_Cockpit-agent-chain `
    -b chore/agent-chain-integration origin/main
cd D:\GitRepos\.worktrees\VFG_Cockpit-agent-chain
npm ci
```

Le worktree démarre sur `bf67481` (« Merge PR #6 »). Le clone partagé, lui, n'a pas bougé d'un octet.

### B. Vérifier localement, avant de croire le commit

Un commit fusionné n'est pas une preuve qu'il fonctionne. On exécute d'abord **les tests du lot**,
puis **la suite complète**, puis le garde-fou des secrets :

```powershell
node --test test/chain-fixtures.test.js test/agent-chain.test.js `
           test/agent-sessions.test.js test/contrat-demo.test.js
npm test; npm run check:secrets
npm run cockpit:demo                  # artefact offline autoportant
```

Résultat mesuré : **29/29** sur les tests ciblés, **133/133** sur la suite entière, `check:secrets`
vert, et l'artefact offline généré (394 Ko, zéro réseau).

Ensuite, l'**aperçu** : le front se lance sur un port de dev. Attention — le port par défaut était
**déjà pris** par le serveur d'une autre session ; on prend le suivant, et on ne tue pas le voisin.

```powershell
$env:PORT='5232'; node scripts/dev-static.mjs
# ouvrir : http://127.0.0.1:5232/public/index.html?mock=1&chainScenario=observed#/workflow
```

Les **quatre scénarios** rendent bien leurs états distincts, avec un bandeau **SIMULATION** :

| `chainScenario` | Ce que la vue affiche |
|---|---|
| `observed` | six états de session + quatre commandes |
| `empty` | « Liste vide : aucune session visible. » (collecte réussie) |
| `unavailable` | « source indisponible — état inconnu » |
| `stale` | « donnée périmée — activité actuelle non confirmée » |
| valeur invalide | retour au mock historique, **sans** bandeau |

Enfin la **contre-épreuve** qui compte : le **BFF réel** ne doit **jamais** servir de fixture. On
relance le serveur de production local et on ouvre la même URL « piégée » :

```powershell
npm run cockpit                       # :5230
# ouvrir http://127.0.0.1:5230/?chainScenario=observed#/workflow
# attendu : badge POLL (pas MOCK), PAS de bandeau SIMULATION
```

C'est le point qui distingue une démo d'un mensonge : `chainScenario` ne sélectionne des fixtures
que dans la source mock, **jamais** sur le BFF réel. Même en interrogeant `?chainScenario=observed`,
l'API ne contient ni `simulation`, ni commande `simulation-order`.

### C. Déployer sur le VPS — le piège central

Ici arrive le piège qui justifie tout ce texte. Le dépôt fournit un script de déploiement qui fait
un `git pull` sur le serveur :

```bash
# deploy/deploy-vps.sh --local : ce que le dépôt propose
cd /opt/vfg-cockpit
git fetch origin && git checkout main && git pull --ff-only origin main
```

Or, en **mesurant** — pas en supposant — le dossier de prod **n'est pas un dépôt git** : il n'a pas
de `.git`, juste un fichier d'état avec un SHA. Le script officiel **échouerait**. Le mécanisme réel,
c'est un **sync de fichiers**, hérité d'une installation par archive.

On construit donc une archive du `HEAD` (fichiers suivis uniquement, donc **sans** `.env` ni
`node_modules`) et on la pousse :

```powershell
$sha = (git rev-parse HEAD).Trim()
git archive --format=tar.gz -o "$env:TEMP\vfg-cockpit-$sha.tgz" HEAD
scp -F NUL -i $HOME\.ssh\id_ed25519 "$env:TEMP\vfg-cockpit-$sha.tgz" debian@51.77.244.222:/tmp/
```

Puis, côté serveur : **sauvegarder d'abord**, overlay ensuite, redémarrer, vérifier.

```bash
tar -czf /home/debian/vfg-cockpit-backup-$(date +%Y%m%d-%H%M%S).tgz \
    -C /opt/vfg-cockpit --exclude=node_modules --exclude=.env .
tar -xzf /tmp/vfg-cockpit-<sha>.tgz -C /opt/vfg-cockpit
printf '%s\n' <sha> > /opt/vfg-cockpit/.deployed-sha
sudo systemctl restart vfg-cockpit
curl -s -o /dev/null -w '%{http_code}\n' http://127.0.0.1:5230/api/etat   # 200
```

Contrôles finaux : service `active`, `/api/etat` **200**, les nouveaux assets servis en **200**, la
charge utile contient de vraies sources (`chronos:/v1/query/agents/active`,
`citadelle:/api/etat#orders`) et **aucune** marque de fixture. On vérifie aussi que l'overlay n'a pas
écrasé une config propre au serveur : seul l'ajout attendu (l'entrée `chronos`) diffère.

## 3. Les pièges à retenir

Mesurés ce jour-là, pas devinés :

1. **PowerShell 5.1 mutile les commandes distantes.** Un `|`, un `<`, des guillemets ou un
   `node -e "…keys…"` dans une ligne `ssh` cassent le parseur côté Windows. Le remède fiable :
   écrire un **petit script `.sh`** et le pousser via `Get-Content x.sh -Raw | ssh host '…'`, puis
   **le supprimer** — sinon le worktree reste sale.
2. **`<` est interdit dans PowerShell**, et un `cd` peut se perdre selon le mode d'exécution. On
   garantit le dossier avec `Push-Location`.
3. **Le port de dev était déjà pris** par une autre session. On ne tue pas le voisin : on prend le
   port suivant.
4. **`.deployed-sha` ≠ clone git.** Le déploiement de ce service est un **sync de fichiers**.
5. **Overlay ≠ suppression.** Les fichiers de sauvegarde restés en prod sont inoffensifs ; on
   distingue « ce qui manque » de « ce qui est en trop » par un **diff de listes**, pas à l'œil.
6. **Les fichiers générés** (l'artefact offline, ignoré par git) ne sont pas dans l'archive — sans
   conséquence : ils ne sont pas servis en prod.

## 4. État final et points ouverts

- **Rollback prêt** : une archive de sauvegarde du dossier prod, horodatée, existe sur le serveur.
- **Serveurs locaux arrêtés**, worktree propre, **clone partagé intact**.
- **Une trouvaille honnête** : l'amont qui alimente les sessions (le service Chronos, sur le port
  `4344`) **ne répond pas** sur le VPS — les services présents écoutent sur `4340-4342`. La vue
  affiche donc, correctement, « source indisponible — état inconnu ». Le correctif probable est de
  pointer la configuration sur le bon port — **à confirmer avant d'agir**.
- **Deux décisions restent humaines** : pousser la branche d'intégration, et corriger l'adresse de
  Chronos.

Rien de tout cela n'est spectaculaire. C'est justement l'intérêt : un travail d'agent livré ailleurs
ne se rattrape pas en le réécrivant, mais en le **récupérant proprement, en le vérifiant, et en
sachant où la maison réelle ne ressemble pas au plan**.