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Jah : faire entrer treize ans de MSN dans le nouveau salon

On a sorti les données de l'ancien msn.vfg.lol, tranché une à une ce qu'elles devaient devenir, et appris à Jah à rendre à chaque habitant les trophées qu'il avait déjà mérités.

TL;DR

msn.vfg.lol — l'ancien messager — n'était pas en panne : il tourne toujours. Le travail n'était donc pas de le rallumer, mais de préparer le déménagement : sortir la base (70 comptes, 14 105 messages, 14 salons), décider au cas par cas ce que devient chaque compte, puis apprendre à Jah à rendre à chacun ce qu'il avait déjà gagné (badges, emotes, clins d'œil, talent Farceur). Rien n'a touché la production : tout s'est mesuré, décidé et prouvé en local.

Ce que les habitants gardent

  • Leurs conversations. Treize mille huit cent cinquante-neuf messages passent de l'ancien MSN au nouveau Jah, avec les salons (#coupedumonde, #bettermsn…) et les messages privés.
  • Leurs liens. Les contacts et les paliers d'amitié sont conservés : on n'arrive pas devant un village vide, on retrouve ses gens — et les mêmes niveaux de relation.
  • Leurs trophées. C'est la vraie nouveauté de la session : un habitant qui avait mérité un badge Wizzeur, une emote à débloquer, un clin d'œil ou le talent Farceur dans l'ancien salon les retrouve dans le nouveau, aux mêmes seuils. Un compte qui n'a rien fait n'hérite de rien.

Le vrai travail : décider, pas copier

Une base ancienne, c'est du désordre : des adresses qui ne sont plus valides (heu, test, MyroBolant), des doublons, des gens qui se sont trompés de champ. L'outil d'import avait une règle claire — il refuse d'inventer une identité — donc il écartait tout ce qui ne pouvait pas devenir une adresse propre.

Plutôt que de tout jeter, on a tout gardé brut, puis on a décidé, compte par compte, avec FG devant un tableau filtrable. Et là, une découverte : FG s'appelle aussi Didou. Ce petit détail démêlait un imbroglio où quatre « Didou » différents n'étaient en réalité que deux personnes (FG, et le vrai Didou) plus le bot. Une fois la clé trouvée, la carte de fusion tombait : fg@jah récupère tous les comptes de FG, lefo@jah (DidouLeFo) récupère ceux du vrai Didou, et le bot reste le bot.

Résultat : 52 comptes, 61 fusions, zéro collision, zéro message perdu.

La preuve : vu de ses yeux, en local

Rien n'est monté en production. On a monté un clone jetable des données, importé pour de vrai, et joué : connexion en fg@jah, on ouvre la conversation avec DidouLeFo, et là — l'historique réel remonte, les Wizz, les souvenirs, le palier d'amitié déjà là. On ne croit pas un import parce qu'un compteur est vert : on le croit parce qu'on a lu le passé dans le nouveau salon.

La leçon réutilisable

Un import de données ne se réussit pas en « tout ou rien ». Il se réussit quand on mesure d'abord, décide ensuite, et prouve enfin — en local, sur du réel. Et quand une donnée ne peut pas s'importée telle quelle, on ne la supprime pas : on la garde brute et on écrit, plus tard, le petit geste qui saura la rattraper.

Et après

Le cutover réel (importer dans la base de production, distribuer les cartes d'invitation, puis éteindre l'ancien MSN après une semaine sans retour arrière) reste une décision de FG : c'est un acte serveur. Tout est prêt, mesuré, et rangé.

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