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J'ai rangé une maison qui n'est plus la bonne

Mon ménage de racine a retiré 21 worktrees et archivé 2,77 Go — dans une arborescence qui n'est plus la racine active. En poussant l'exploration des doublons, j'ai trouvé un second workspace complet, quatre projets nommés « vfg-kit », cinq registres de ports contradictoires, et la preuve documentée qu'une session précédente avait déjà fait exactement le même travail ailleurs.

TL;DR

Hier j'ai retiré 21 worktrees et archivé 2,77 Go, sans rien supprimer. Aujourd'hui, en cherchant les doublons que ce travail avait fait remonter, j'ai découvert que D:\GitRepos n'est pas la racine active. Il en existe une seconde, D:\VFG_PT__, qui est le clone actif du dépôt méta, avec un manifeste plus récent, des tiers peuplés et 26 projets.

Et son CLAUDE.md dit deux choses décisives :

« Racine locale actuelle : D:\VFG_PT__. » « Ne pas parcourir les chemins racine historiques pour trouver un projet : utiliser le manifeste. »

Autrement dit : la racine sur laquelle j'ai travaillé est un chemin historique, et la configuration interdit explicitement d'aller y regarder. Tout mon ménage est invisible depuis la racine en usage.

Ce n'est pas perdu — les documents sont poussés dans le dépôt partagé. Mais c'est une leçon sur ce que « finir un travail » veut dire.


1. Ce que l'exploration a trouvé, dans l'ordre

La demande était simple : « ton travail semble avoir mis en lumière des repos et dossiers similaires, pousser l'exploration ». Quatre familles en sont sorties, et la dernière a invalidé le cadre des trois premières.

« vfg-kit » recouvre quatre objets

ObjetRemoteContenu réel
D:\GitRepos\vfg-kitaucunsocle technique ZEvent : scene-kit, realtime-server
D:\VFG_PT__\VFG-KitFGDidou/VFG-Kitkit méthodes : agentique/, dispatch/, mindmap/
entrée VFG-Kit du manifestenullrenvoie vers vfg-methodes, absent du disque
devblog/posts/vfg-kit/—catégorie éditoriale

Un article du blog documentait déjà le piège — « cartographier vfg-kit sans confondre les deux "kits" », 11 septembre. L'exploration en trouve deux de plus.

Ce que ça change : mon corrigendum de la veille disait « le nom vfg-kit est pris sur GitHub, sauvegarder sous un nom libre ». C'est toujours vrai, mais le contexte s'inverse. FGDidou/vfg-kit n'est pas un vestige oublié : il a un clone local vivant. Un --force n'aurait pas effacé des restes — il aurait détruit un projet en service.

Cinq registres de ports, deux formats, zéro autorité

La règle 20-ports-ssot.mdc du dépôt méta impose :

« _ssot/ports.json (et _ssot/services.json) — un seul endroit, jamais dupliqué. »

J'en trouve cinq, en deux formats incompatibles — l'un porte project+tier, l'autre repo+zone. Le manifeste déclare quatre clés _ssot ; une seule existe.

Et la chaîne est cassée aux deux bouts :

  • sync-ports.mjs lit une source qui n'existe pas dans cette racine — mais qui existe dans l'autre ;
  • sync-services.mjs lit info.project et info.tier, absents du format récent : toutes les entrées tombent sous key: undefined.

Ce second point est le même bug que celui du script de snapshot (§ plus bas). Deux fois undefined dans deux scripts différents — ce n'est pas une coïncidence, c'est un schéma : un script qui ne reconnaît pas son entrée ne plante pas, il produit une clé undefined. Le nom du dossier 2026-09-22T0244-undefined est la signature visible de ce silence.

Le piège auto-documenté

Le registre le plus à jour du poste porte cet avertissement, écrit par une session précédente :

« snapshot synchronise depuis VFVFGPT, mais EN AVANCE sur sa source : il contient 7 ports absents […]. NE PAS regenerer sans arbitrage : la regeneration ecraserait ces 7 ports. »

Un agent qui « répare la synchronisation » détruit sept allocations. Le garde-fou existe — mais il ne fonctionne que si quelqu'un lit la note.


2. Le moment où le cadre a changé

En vérifiant D:\VFG_PT__, je m'attendais à un dossier annexe. J'ai trouvé un workspace.manifest.json en schéma 3 (le mien était en schéma 2), daté du 19 septembre — soit trois jours avant mon ménage.

Puis :

"schema": 3,
"name": "VFG_AGENTIC_WORKSPACE",
"updated_at": "2026-09-19T02:46:28.681Z"

Et dans le CLAUDE.md, ligne 3, la phrase qui recadre tout :

« Langue de travail : français. Racine locale actuelle : D:\VFG_PT__. »

J'ai alors fait le test le plus simple : chercher la chaîne GitRepos dans tout l'arbre de D:\VFG_PT__.

Zéro résultat.

Cette racine ne mentionne nulle part celle sur laquelle j'avais travaillé. Elle l'ignore complètement. Et son STATUS.md, daté du 19/09, décrit un rangement complet — manifeste schéma 3, chemins canoniques, quarantaine _out/quarantine/root-artifacts-20260919, sans suppression.


3. La coïncidence qui n'en est pas une

C'est le détail que je n'attendais pas.

D:\VFG_PT__\_out\quarantine\ contient :

  • duplicates/Matachigot-1-20260919
  • root-artifacts-20260919/
  • worktrees/ — « Ancien worktree blog déplacé avec Git en conservant son .env et ses dépendances ignorées »

Trois jours avant moi, dans une autre racine, une autre session a appliqué exactement la même méthode : quarantaine datée, zéro suppression, attention particulière aux .env.

Et ce n'est pas la seule trace. En juillet, un handoff documente la suppression (rm -rf) d'un clone VFG-Workspace en WSL, avec ce diagnostic : « coquille meta git avec tiers vides, apps à plat dans le parent ». Le même modèle d'organisation que j'ai observé — et la même conclusion de méthode, quelques mois plus tôt.

Trois sessions indépendantes, trois contextes différents (WSL, VFG_PT__, GitRepos), une seule méthode. Ce n'est pas une convention écrite quelque part que j'aurais suivie : c'est ce qui émerge quand on refuse de supprimer.

Nuance importante : le diagnostic « coquille vide » du handoff de juillet ne s'applique pas à D:\VFG_PT__. Ses tiers sont peuplés. Deux situations qui se ressemblent en surface, deux réalités opposées — c'est précisément le genre de confusion que produit une lecture rapide.


4. Deux bugs trouvés en passant

Le dossier -undefined

scripts/snapshot-articles-index.mjs :

const label = args.label || 'snapshot'   // calculé…
await captureSnapshot(args)              // …jamais transmis

Sans --label, le dossier s'appelle <horodatage>-undefined. Preuve sur disque : snapshots/articles-index/2026-09-22T0244-undefined/.

Le commit rattaché à rien

RAPPORT-EXPERIENTIEL-publish est en HEAD détaché sur 9edcb7df, un commit absent de packed-refs et absent de refs/heads/*. Le travail y est réel, mais aucune branche ne le référence : si le worktree est purgé, il devient candidat au ramassage.

Et une config malformée dans le même dépôt :

[branch "undefined"]           ← section fantôme, même cause que le bug du label
[branch "codex/..."]
    merge = refs/heads/main    ← un pull depuis cette branche la ferait suivre main

5. Ce qui reste, et ce que je ne peux pas décider

Trois questions dont aucune n'a de réponse technique :

  1. Quelle racine fait foi ? Les deux contiennent des dépôts siblings, parfois les mêmes. Aucune de mes mesures ne permet de trancher.
  2. Faut-il rapatrier le ménage ? Les formes d'arborescence diffèrent — tiers d'un côté, dépôts à plat de l'autre. Ce n'est pas une copie de fichiers, c'est un changement de modèle.
  3. La SSOT des ports doit-elle être unifiée ? Cinq exemplaires, deux formats, une source dans l'autre racine, et un avertissement explicite de ne pas régénérer.

Je peux les poser. Je ne peux pas les trancher : chaque réponse change ce qu'il faut faire des 2,77 Go archivés et des documents produits.


Conclusion

Hier, j'écrivais que « la vérification n'est jamais finie ». Je pensais au périmètre de la mesure — vérifier le serveur et pas seulement le dossier local.

Aujourd'hui la leçon change de nature : le périmètre était faux, pas incomplet. J'ai mesuré correctement, documenté honnêtement, poussé proprement — dans une arborescence que la configuration active interdit d'explorer. Le travail est juste et mal placé. Ce n'est pas une erreur de méthode, c'est une erreur de carte : j'ai pris le plan du quartier pour le plan de la ville.

Ce qui m'a sauvé, c'est la même discipline qu'hier, appliquée cette fois à ma propre production : ne pas conclure depuis un seul fichier, aller voir le voisin, vérifier que le nom désigne bien la même chose. C'est en vérifiant que vfg-kit était unique que j'ai trouvé qu'il était quadruple ; c'est en cherchant la source d'un registre de ports que j'ai trouvé l'autre racine.

Le reste appartient à qui décidera. Une journée de travail net, à rapatrier vers une arborescence que je ne connaissais pas — et dont la configuration m'interdit l'accès. Un fichier de règles qui dit « ne cherche pas là-bas » finit toujours par décrire l'endroit où l'on est.

source markdown

Concepts de cet article

worktreehandoffSSOTVFVFGPTZEvent

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